Rock
Attention, ça déménage, le rock n'est pas mort et Ty Segall avec l'album Twins nous offre une quinzaine de titres ou les guitares nous chatouillent les oreilles... Le jeune guitariste, chanteur, batteur, est prolixe car Twins est son troisième album studio de la seule année 2012. Sideman de groupes rock californien, c'est en 2008 qu'il entame sa carrière solo et enchaine les enregistrements. On ne peut qu'être admiratif devant une telle créativité car l'album est dans son ensemble d'un très bon niveau et même si le milieu de l'enregistrement avec les titres They Told Me Too et Love Fuzz paraît en retrait, l'énergie rock d'un You're The Doctor remet les pendules à l'heure.
Souvent comparée à Nirvana, la musique de Ty Segall présente pour moi une différence essentielle. En effet la musique de Kurt Cobain traduit tout le désarroi d'une société où le chômage des jeunes est un nouveau phénomène, où l'impression pour cette génération d'être laissée pour compte après le faste des années baby-boom domine. Cela donne dans l'ensemble une musique plus froide et complètement émancipée du blues et de la soul des groupes des années 70. Au contraire Ty Segall en tout cas sur l'album Twins mélange des riffs métalliques bien lourd à du chant et des mélodies assez peu éloignés des groupes rock des années 70.
Ainsi avec des titres comme Thank God For Sinners, The Hill, Who Are You, la musique de Segall est plus proche du rock britannique des années 90 représenté par des groupes comme Oasis assumant pleinement leur héritage du blues, rock voire soul des années 60-70.
A noter une chanson avec guitare acoustique qui est la seule réelle ballade de Twins: Gold on The Shore qui nous ramène implacablement à des morceaux de Led Zeppelin, The Who, Floyd, ...
Attention, ne vous méprenez pas Ty Segall n'est pas le fils de ce célèbre acteur psychologue Steven Segall, aussi doué pour le karaté et manchettes en tous genres que pour un certain éclectisme au niveau de ses vestes de costumes. D'ailleurs les notes de pochette de l'album sont inversement proportionnelles aux assortiments de tissus portés par Steven Segall, c'est à dire quasi nulles même si le cover art est plutôt réussi.
En conclusion, l'album Twins sera certainement un classique des années 2010 à 2020 et on regrettera sa diffusion assez confidentielle en Europe,ce qui entraîne un achat par internet obligatoire...
Note: 15/20
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lundi 22 avril 2013
samedi 6 avril 2013
C'est l'heure du bilan
Rock
Un peu plus de 2 ans d'existence et mon compteur de messages postés a déjà dépassé 50, soit une moyenne de 25 posts par an , ce qui correspond à un disque ou plus commentés une semaine sur deux. Tout ça pour dire que je suis super raccord avec l'énoncé de mon blog mais aussi et surtout que si vous avez écoutez un peu mes conseils, vous commencez à avoir une bonne discothèque !!!
Donc pour fêter ces deux années à critiquer ou encenser des albums, rien de tel qu'un Celebration Day de Led Zeppelin. Ce disque a été enregistré en 2007 au stade O2 de Londres. L'album live est le graal du collectionneur de disque de rock, que ce soit un officiel ou les différents enregistrements pirates de plus ou moins bonne qualité. Ce live est particulier car c'est la reformation de Led Zeppelin en l'honneur de Ahmet Ertegün, celui qui les a signé sur sa maison de disque Atlantic Records, décédé un an plus tôt des suites d'une chute pendant un concert des stones.
Celebration Day existe en cd, cd+dvd ou blueray, c'est cette deuxième version que je vous recommande vivement pour voir Jimmy Page égrener ses notes magiques sur sa guitare, pendant que Robert Plant se déhanche comme un chat devant son micro.
L'avantage de cet album est de retrouver tous les tubes mythiques du groupe car la majorité des titres sont extraits des premiers albums de Led Zeppelin, qui sont assurément ceux ou la créativité et l'osmose entre les musiciens atteignaient leur paroxysme.
Le rock 'n roll connut un avant et un après Led Zeppelin, aujourd'hui encore leur influence sur des groupes comme Band Of Skulls, White Stripes, The Datsuns, ... est très importante.
Les morceaux comme Whole Lotta Love, Good Times Bad Times, In My Time Of Dying, n'ont rien à envier aux tubes rock du moment et par leur créativité sont intemporels.
Alors bien entendu les morceaux post album IV sont un peu en dessous à mon gout même s'ils sont aussi devenus des standards. Bonne surprise le blues Nobody's Fault But Mine, qui nous montre que les racines musicales de nos rockeurs restent le blues et le rock'n roll des années 50.
Vraiment un bon moment, du plaisir à écouter ces retraités qui arrivent encore à nous donner envie de faire du air guitar sur le solo de Stairway To Heaven, ou de chanter comme des dératés sur le fabuleux Black Dog.
Vous l'aurez compris, Celebration Day est un incontournable.
Note: 15/20
Ecoutez ici
Un peu plus de 2 ans d'existence et mon compteur de messages postés a déjà dépassé 50, soit une moyenne de 25 posts par an , ce qui correspond à un disque ou plus commentés une semaine sur deux. Tout ça pour dire que je suis super raccord avec l'énoncé de mon blog mais aussi et surtout que si vous avez écoutez un peu mes conseils, vous commencez à avoir une bonne discothèque !!!
Donc pour fêter ces deux années à critiquer ou encenser des albums, rien de tel qu'un Celebration Day de Led Zeppelin. Ce disque a été enregistré en 2007 au stade O2 de Londres. L'album live est le graal du collectionneur de disque de rock, que ce soit un officiel ou les différents enregistrements pirates de plus ou moins bonne qualité. Ce live est particulier car c'est la reformation de Led Zeppelin en l'honneur de Ahmet Ertegün, celui qui les a signé sur sa maison de disque Atlantic Records, décédé un an plus tôt des suites d'une chute pendant un concert des stones.
Celebration Day existe en cd, cd+dvd ou blueray, c'est cette deuxième version que je vous recommande vivement pour voir Jimmy Page égrener ses notes magiques sur sa guitare, pendant que Robert Plant se déhanche comme un chat devant son micro.
L'avantage de cet album est de retrouver tous les tubes mythiques du groupe car la majorité des titres sont extraits des premiers albums de Led Zeppelin, qui sont assurément ceux ou la créativité et l'osmose entre les musiciens atteignaient leur paroxysme.
Le rock 'n roll connut un avant et un après Led Zeppelin, aujourd'hui encore leur influence sur des groupes comme Band Of Skulls, White Stripes, The Datsuns, ... est très importante.
Les morceaux comme Whole Lotta Love, Good Times Bad Times, In My Time Of Dying, n'ont rien à envier aux tubes rock du moment et par leur créativité sont intemporels.
Alors bien entendu les morceaux post album IV sont un peu en dessous à mon gout même s'ils sont aussi devenus des standards. Bonne surprise le blues Nobody's Fault But Mine, qui nous montre que les racines musicales de nos rockeurs restent le blues et le rock'n roll des années 50.
Vraiment un bon moment, du plaisir à écouter ces retraités qui arrivent encore à nous donner envie de faire du air guitar sur le solo de Stairway To Heaven, ou de chanter comme des dératés sur le fabuleux Black Dog.
Vous l'aurez compris, Celebration Day est un incontournable.
Note: 15/20
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dimanche 24 mars 2013
Piano arrangé
Pop
Un ovni musical qui peut prêter à sourire, émouvoir mais ne jamais laisser indifférent, voici le programme de Are You Kantatik. Nicolas Cante qui se cache derrière le nom de Mekanik Kantatik, est pianiste de formation mais la méthode rose est bien loin. Avec cet instrument qu'il mitonne aux effets ou qu'il électrifie aux petits oignons, Mekanik Kantatik nous donne du grain à moudre. Les chansons ne sont pas toutes réussies et si le titre éponyme, la reprise de Everybody's got to learn sometime, et le sensible Gnossienne de Satie sont de petites merveilles, la déception est au rendez vous pour Si Jolie La Vie, Dancing With Space, Habibi Swing. En effet, la naïveté de ces morceaux avec des textes et mélodies très pauvres confine à la parodie. En revanche sur les premiers morceaux cités, le pianiste prend du recul et ces chansons nous montre une facette plus intéressante que celle du savant fou torturant son piano. C'est le paradoxe de l'album Are You Kantatik, ce sont les reprises qui sont excellentes, les compositions de Nicolas Cante sont distrayantes et souvent amusantes mais n'ont pas cette profondeur qui donne à un titre la puissance d'un tube. Cependant, l'artiste par son côté décalé, la grande tendresse qui se dégage de ses chansons, reste remarquable et mérite que l'on s'arrête un moment pour contempler sa "mekanik".
Premier album dont la sortie a véritablement été relayée dans la presse, Are You Kantatik peut être le point de départ d'une jolie carrière d'artiste. Les rencontres avec des auteurs, une production plus pointilleuse sur la qualité du son et de l'écriture des morceaux peuvent donner à Nicolas Cante les ailes dont on voudrait bien le voir s'affubler. A défaut, le circuit des mjc se fera toujours un plaisir d'accueillir ses spectacles.
Pour finir, cet album vaut le détour pour découvrir un artiste hors norme, mais gageons que les futurs albums de ce doux dingue évoluent sans reprendre la recette de Are You Kantatik.
Note: 11/20
Ecoutez ici
Un ovni musical qui peut prêter à sourire, émouvoir mais ne jamais laisser indifférent, voici le programme de Are You Kantatik. Nicolas Cante qui se cache derrière le nom de Mekanik Kantatik, est pianiste de formation mais la méthode rose est bien loin. Avec cet instrument qu'il mitonne aux effets ou qu'il électrifie aux petits oignons, Mekanik Kantatik nous donne du grain à moudre. Les chansons ne sont pas toutes réussies et si le titre éponyme, la reprise de Everybody's got to learn sometime, et le sensible Gnossienne de Satie sont de petites merveilles, la déception est au rendez vous pour Si Jolie La Vie, Dancing With Space, Habibi Swing. En effet, la naïveté de ces morceaux avec des textes et mélodies très pauvres confine à la parodie. En revanche sur les premiers morceaux cités, le pianiste prend du recul et ces chansons nous montre une facette plus intéressante que celle du savant fou torturant son piano. C'est le paradoxe de l'album Are You Kantatik, ce sont les reprises qui sont excellentes, les compositions de Nicolas Cante sont distrayantes et souvent amusantes mais n'ont pas cette profondeur qui donne à un titre la puissance d'un tube. Cependant, l'artiste par son côté décalé, la grande tendresse qui se dégage de ses chansons, reste remarquable et mérite que l'on s'arrête un moment pour contempler sa "mekanik".
Premier album dont la sortie a véritablement été relayée dans la presse, Are You Kantatik peut être le point de départ d'une jolie carrière d'artiste. Les rencontres avec des auteurs, une production plus pointilleuse sur la qualité du son et de l'écriture des morceaux peuvent donner à Nicolas Cante les ailes dont on voudrait bien le voir s'affubler. A défaut, le circuit des mjc se fera toujours un plaisir d'accueillir ses spectacles.
Pour finir, cet album vaut le détour pour découvrir un artiste hors norme, mais gageons que les futurs albums de ce doux dingue évoluent sans reprendre la recette de Are You Kantatik.
Note: 11/20
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dimanche 17 mars 2013
Foxygen nettoie plus blanc que blanc
Pop Rock
Cette semaine je me suis attardé sur We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic, deuxième album d'un groupe californien formé de Sam France et Jonathan Rado, alias Foxygen. Ce nom d'album pompeux rappelle immédiatement le rock de la fin des années 60 avec le titre des albums des Stones Their Satanic Majesties Request ou des Beatles Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band. Cela permet de situer la musique que veux faire Foxygen mais la comparaison s'arrête là.
Un critique rock vous dirait que c'est l'album de la maturité, que ces jeunes californiens on su s'inspirer de leurs pairs et digérer leur musique pour mieux vous embarquer dans un univers bien spécifique. Foutaise et calembredaine, cet album même s'il est bien réalisé et que des titres comme No Destruction ou Oh Yeah sont agréables à écouter, sent l'arnaque à plein nez !
Les titres sont fait "à la manière de" que ce soit avec San Francisco exemple le plus frappant, ou encore avec le titre éponyme. Le groupe reprend sans vergogne des plans de chansons mythiques comme sur le dernier morceaux Oh No et les accords de Strawberry Fields Forever. Le chanteur montre des limites vocales sur On Blue Mountain. La fin de l'album est pathétique avec une pseudo parodie de chanson d'amour sur Oh No.
Reconnaissons tout de même que les arrangements sont là, bon travail de production, mais cela manque cruellement d'âme. Foxygen nous a fait un très bon devoir scolaire, le spectacle de fin d'année est parfait. Le manque d'engagement du duo californien est flagrant, est-ce la faute de leur jeunesse, de leur formation musicale ?
En conclusion We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic est un album que l'on peut écouter d'une oreille distraite mais qui ne mérite pas d'attention particulière du fait de son absence de titres exceptionnels.
Note: 10/20
Ecoutez ici
dimanche 10 mars 2013
Quand tout s'arrête c'est qu'il y a un Bugg
Rock
Vous aviez eu peur du bug de l'an 2000 avec des ascenseurs qui devaient être bloqués, des avions dont les instruments de bord allaient rendre l'âme en plein vol, pleins de choses terrifiantes qui ne sont jamais arrivées. Et bien vous vous rappellerai certainement mieux du Bugg de l'an 2012 et de son album au titre très recherché: Jake Bugg. Ce jeune briton de 19 ans se permet de tenir la dragée haute à toute l’intelligentsia de la folk song, et nous livre un premier album magnifique.
Certains vont me rétorquer que ce post ado n'a rien inventé et qu'il n'est qu'une pâle copie de Dylan, et je leur répondrai ouvrez vos esgourdes et vous découvrirez une fougue et une musicalité bien loin du compère Bob. Mais rendons à César ce qui lui appartient, l'influence de Dylan est très importante.
Jake Bugg recèle des perles comme le premier morceau Lightning Bolt, Taste it, le single radio Seen It All qui reste plus convenu, le Dylanien Simple As This. Les morceaux sont tous écrit par Jake Bugg, et la qualité est au rendez-vous. Le climax de l'album est atteint sur les ballades ou le jeune homme nous livre des morceaux d'une exceptionnelle beauté que ce soit avec Broken, ou encore Slide. Un petit bémol pour Note To Self ou les tenues de notes hautes du chanteur peuvent désarçonner les aficionados de la justesse.
Avec Jake Bugg, Jacob Edwin Kennedy allias Jake Bugg, reste fidèle à l'esprit des songwriters des années 60. La pochette illustre bien le propos avec une photo noir et blanc de l'artiste devant un immeuble aux briques rouges typiques des villes britanniques et des albums des grands groupes anglo-saxons que ce soit les Beatles, Rolling Stones, ... Ce premier album est une véritable réussite, il sera difficile pour Bugg de réitérer un album aussi bien conçu, mais avec ce seul enregistrement le jeune anglais rentre dans la cour des grands.
N'hésitez pas à vous procurer Jake Bugg, et j'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à écouter ce génial folksinger.
Note: 13/20
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Vous aviez eu peur du bug de l'an 2000 avec des ascenseurs qui devaient être bloqués, des avions dont les instruments de bord allaient rendre l'âme en plein vol, pleins de choses terrifiantes qui ne sont jamais arrivées. Et bien vous vous rappellerai certainement mieux du Bugg de l'an 2012 et de son album au titre très recherché: Jake Bugg. Ce jeune briton de 19 ans se permet de tenir la dragée haute à toute l’intelligentsia de la folk song, et nous livre un premier album magnifique.
Certains vont me rétorquer que ce post ado n'a rien inventé et qu'il n'est qu'une pâle copie de Dylan, et je leur répondrai ouvrez vos esgourdes et vous découvrirez une fougue et une musicalité bien loin du compère Bob. Mais rendons à César ce qui lui appartient, l'influence de Dylan est très importante.
Jake Bugg recèle des perles comme le premier morceau Lightning Bolt, Taste it, le single radio Seen It All qui reste plus convenu, le Dylanien Simple As This. Les morceaux sont tous écrit par Jake Bugg, et la qualité est au rendez-vous. Le climax de l'album est atteint sur les ballades ou le jeune homme nous livre des morceaux d'une exceptionnelle beauté que ce soit avec Broken, ou encore Slide. Un petit bémol pour Note To Self ou les tenues de notes hautes du chanteur peuvent désarçonner les aficionados de la justesse.
Avec Jake Bugg, Jacob Edwin Kennedy allias Jake Bugg, reste fidèle à l'esprit des songwriters des années 60. La pochette illustre bien le propos avec une photo noir et blanc de l'artiste devant un immeuble aux briques rouges typiques des villes britanniques et des albums des grands groupes anglo-saxons que ce soit les Beatles, Rolling Stones, ... Ce premier album est une véritable réussite, il sera difficile pour Bugg de réitérer un album aussi bien conçu, mais avec ce seul enregistrement le jeune anglais rentre dans la cour des grands.
N'hésitez pas à vous procurer Jake Bugg, et j'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à écouter ce génial folksinger.
Note: 13/20
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mercredi 20 février 2013
Après Bambi le faon, Tame l'impala ...
Rock Psyché
Enfin un album qui arrive à se démarquer de la folk pop de chanteuse à petite voix qui actuellement est sur toutes les ondes. Du rock avec de vrai morceaux de guitares dedans, des effets sur les voix, claviers, tous les ingrédients du psychédélisme sont réunis ici. Pourtant l'année 1967 qualifiée d'année psyché est bien loin, car l'album Lonerism de Tame Impala est sorti en 2012. L'éloignement temporel des enregistrements de 1967 ne s'entend que sur quelques morceaux qui sonnent actuels. En effet, cet album pourrait très bien être une réédition d'un groupe inconnu des années 60 produit par un sombre label indé racheté par une major qui profiterait du regain d'intérêt pour le son vintage pour (re)lancer ces musiciens au sommet des charts. Le schéma n'est pas nouveau, mais ici ce n'est pas la même histoire. Le leader Kevin Parker crée Tame Impala sur les cendres de son ancien groupe Dee Dee Dums en 2007. Les influences des Beatles ou de Pink Floyd sont évidentes, Parker et ses musiciens se sont appropriés les codes et le langage musical de ces groupes, ils nous livrent avec Lonerism des morceaux digne de leur pairs.
L'album contient des tubes tel l'hymne mélancolique Feels Like We Only Go Backwards, avec le chant en "laid back" (en arrière du temps) qui renforce cette sensation de spleen. Au rang des tubes on trouve aussi le floydesque Elephant avec sa descente de basse pompée à Money.
Les Beatles aussi sont une influence majeure de ce groupe, que ce soit avec le premier morceaux Above It et sa construction rappelant le sergent poivre ainsi que Keep On Lying avec son solo de guitare noyé dans le brouhaha d'une soirée mondaine, où le mélange sons de la vie quotidienne et musique enregistrée est vraiment propre aux expérimentations des années 60.
Lonerism contient tout de même des essais manqués que ce soit la dernière chanson Sun's Coming Up qui ne convient pas à l'unité de l'album et nous fait penser que l'auteur veut nous prouver qu'il est capable de composer des ballades super poétiques mais aussi le titre She Just Won't Believe Me qui avec ses 57 secondes nous laisse dans une frustration similaire à celle de la jeune mariée qui lors de la nuit de noce se trouve face à un mari précoce qui ne lui donne pas cet orgasme tant mérité...On peut noter aussi le titre Why Won't They Talk To Me qui ressemble à une chanson de MGMT ce qui permit aux journalistes de faire un rapprochement douteux entre les deux groupes. Je ne suis pas sûre que les fans de MGMT trouvent leur bonheur avec Lonerism, mais il faut bien mettre les groupes dans des cases.
En conclusion même si des petites erreurs se sont glissées dans le casting, Lonerism est sans conteste un album incontournable des années 2010 qui devrait figurer en bonne place dans votre discothèque.
Note: 14/20
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L'album contient des tubes tel l'hymne mélancolique Feels Like We Only Go Backwards, avec le chant en "laid back" (en arrière du temps) qui renforce cette sensation de spleen. Au rang des tubes on trouve aussi le floydesque Elephant avec sa descente de basse pompée à Money.
Les Beatles aussi sont une influence majeure de ce groupe, que ce soit avec le premier morceaux Above It et sa construction rappelant le sergent poivre ainsi que Keep On Lying avec son solo de guitare noyé dans le brouhaha d'une soirée mondaine, où le mélange sons de la vie quotidienne et musique enregistrée est vraiment propre aux expérimentations des années 60.
Lonerism contient tout de même des essais manqués que ce soit la dernière chanson Sun's Coming Up qui ne convient pas à l'unité de l'album et nous fait penser que l'auteur veut nous prouver qu'il est capable de composer des ballades super poétiques mais aussi le titre She Just Won't Believe Me qui avec ses 57 secondes nous laisse dans une frustration similaire à celle de la jeune mariée qui lors de la nuit de noce se trouve face à un mari précoce qui ne lui donne pas cet orgasme tant mérité...On peut noter aussi le titre Why Won't They Talk To Me qui ressemble à une chanson de MGMT ce qui permit aux journalistes de faire un rapprochement douteux entre les deux groupes. Je ne suis pas sûre que les fans de MGMT trouvent leur bonheur avec Lonerism, mais il faut bien mettre les groupes dans des cases.
En conclusion même si des petites erreurs se sont glissées dans le casting, Lonerism est sans conteste un album incontournable des années 2010 qui devrait figurer en bonne place dans votre discothèque.
Note: 14/20
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dimanche 3 février 2013
Reprise toute en douceur...
Pop
The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads deviennent avec ce deuxième album studio intitulé Vampiric Way, les Bewitched Hands. C'est amusant de constater à quel point le choix du nom de groupe peut être important et comment certains groupes se sont plantés avec le problème de ne jamais pouvoir revenir en arrière car on ne change pas le nom avec lequel on a connu la gloire ! Ainsi les FFF s'en sont vraiment voulu d'avoir pris ce nom de scène, cet acronyme signifiant Fédération Française de Funk. Certes au début de leur carrière avec un album produit par Clinton (pas le joueur de saxophone et accessoirement de cigare à piston), la logique d'un funk punchy correspond au nom. Mais par la suite les singles qui connurent le succès étaient très éloignés du P-funk et le chanteur leader Marco Prince regretta ouvertement le choix de ce nom de scène qui ne correspondait plus du tout au public. On peut citer aussi le groupe dont le nom était 3 points d'exclamations qui selon le chanteur pouvaient être interprétés par n'importe quelle onomatopée ... Pas très marketing tout ça ! Pour les Bewitched Hands, le pari du nom le plus long et le plus casse-gueule à prononcer était entièrement réussi, mais quelques années après le début du groupe et différentes reformations, la fée marketing est venu enlever cet appendice tel le chirurgien enlevant avec sa sonde la graisse du ventre de la ménagère de plus de 50 ans.
Parlons maintenant de musique, ce deuxième album paru en 2012 nous livre quelques perles de pop, avec toujours cette présence du groupe. Chaque chanson vient du groupe, aucun des membres ne prend le dessus, les chœurs sont pour beaucoup dans ce sentiment d'unité.
La cover digne d'un film d'horreur, nous plante le décor, et le premier morceau Westminster avec son orgue d'abbaye nous entraîne à l'époque victorienne, où planqué dans une ruelle sombre, nous attend Jack l'éventreur, brrrrrrrrr , ....
Beaucoup plus pop le deuxième morceau Thank You, Goodbye, It's Over reste agréable a écouter même s'il ne casse pas les codes du genre.
50's Are Good est intéressant par le contraste entre le chant des couplets et celui du refrain, l'un étant posé et l'autre beaucoup plus rythmique.
Words Can Let You Down, est une ballade qui n'apporte rien de nouveau et le chant en douceur est un peu trop angélique pour mes oreilles élevées aux riffs acérés des guitar hero.
Un peu de reggae dub pour inspirer le morceau suivant Let Me, c'est plaisant et marque une pause sucrée dans l'album.
Ah! Ah! Ah! Ah! est mon morceau préféré de l'album, on se croirait dans le collège américain d'une série américaine, les cheerleaders se battent pour savoir laquelle aura les faveurs du quaterback, complètement adolescent. Cette chanson pourrait faire partie de la bande originale de Glee.
Après le assez convenu She Bewitched Me, le morceau Boss, commence avec une intro violemment copiée sur le Our House des Madness, mais cette incursion dans les années 80 ne sauvera pas le morceau qui semble bien pauvre en rapport à l'original.
Le très bon Modern Dance fait oublier le "patron" douteux et permet d'attaquer le Hard Love sans préjugé. Ce morceau bien exécuté est plaisant, mais c'est avec le morceau Vampiric Way que l'on retrouve ces chœurs qui s'enflamment et donnent envie de danser et chanter avec eux.
Le dernier morceaux The Laws Of Walls, typé année 80, là encore manque de pertinence avec une diction du chant qui sur les couplets peut prêter à sourire. Ce qui est dommage car on se laisse bien entrainer par le refrain et on a envie de chanter avec eux pour peut-être faire partie de cette unité, ce groupe qui à l'air si sympathique.
En conclusion, même si des morceaux ne sont pas au niveau de l'album, qu'il subsiste des erreurs dans les compositions de certains morceaux, l'écoute de Vampiric Way vous procurera de bons moments. A n'en pas douter le groupe rémois peut arroser de champagne la sortie de ce second album studio.
Note: 12/20
samedi 10 novembre 2012
Ce soir on remet le cover
Pop
C'est un album de reprise qui va propulser Mark Ronson au sommet des charts anglais, Version sort en 2007. Mark Ronson sur Version, réinterpréte des titres déjà connus de Radiohead, Kasabian, Coldplay, The Smiths, Brittney Spears, ... La qualité des arrangements est au rendez-vous, avec en guest des cuivres sur l'ensemble des morceaux, les chansons originales en ressortent transfigurées. Certaines covers sont meilleures que les compositions originales et l'intégralité de l'album se laisse écouter avec bonheur. Album pas réellement indispensable, mais qui convient parfaitement en fond sonore pour vos soirées entre amis, sorte de compilation pour apéritifs mais d'assez bonne qualité.
Version contient quelques perles que ce soit Valérie où la voix d'Amy Winehouse fait des merveilles sur ce titre classic soul sauce moderne, LSF issu du premier album de Kasabian, et repris ici par le groupe avec les arrangements de Ronson, ou le fabuleux Toxic de Britney Spears repris par Tiggers.
Lilly Allen viens poser sa voix si reconnaissable sur Oh My God et la musique se tourne vers une pop joyeuse, qui reste en filigrane tout au long de l'enregistrement avec entre autre Santigold et le titre Pretty Green.
L'album comporte aussi des instrumentaux: divers morceaux qui servent d'intros, outros et le titre God Put A Smile On Your Face. Ce titre fut composé par Coldplay, c'est la seule fois que je me permettrai de les féliciter d'avoir fait un morceau car sans eux nous n'aurions pas la chance d'écouter les daptones sur ce titre. Ce groupe de cuivre étant le groupe "maison" du label Daptone Records sur lequel on peut retrouver des chanteuses comme Sharon Jones. Donc un morceau médiocre peut donner quelque chose d'intéressant pour peu que les bonnes personnes soient aux commandes.
C'est à la fin des années 90 avec l'émission Paris Dernière que la femme de Thierry Ardisson s'occupant de l'habillage sonore de l'émission eut l'idée de mettre des covers dans la bande originale. Ces versions souvent décalées, amusantes mais parfois géniales furent compilées sur un premier cd en 2000 et connurent un succès retentissant. La mode de la reprise est tellement importante qu'aujourd'hui rares sont les jeunes artistes qui ne font pas une cover pour se faire connaître.
Version est donc dans l'air du temps et vous dynamisera par ses morceaux cuivrés qui dessinent les contours d'une pop joyeuse et chaleureuse.
Note: 12/20
Ecoutez ici
C'est un album de reprise qui va propulser Mark Ronson au sommet des charts anglais, Version sort en 2007. Mark Ronson sur Version, réinterpréte des titres déjà connus de Radiohead, Kasabian, Coldplay, The Smiths, Brittney Spears, ... La qualité des arrangements est au rendez-vous, avec en guest des cuivres sur l'ensemble des morceaux, les chansons originales en ressortent transfigurées. Certaines covers sont meilleures que les compositions originales et l'intégralité de l'album se laisse écouter avec bonheur. Album pas réellement indispensable, mais qui convient parfaitement en fond sonore pour vos soirées entre amis, sorte de compilation pour apéritifs mais d'assez bonne qualité.
Version contient quelques perles que ce soit Valérie où la voix d'Amy Winehouse fait des merveilles sur ce titre classic soul sauce moderne, LSF issu du premier album de Kasabian, et repris ici par le groupe avec les arrangements de Ronson, ou le fabuleux Toxic de Britney Spears repris par Tiggers.
Lilly Allen viens poser sa voix si reconnaissable sur Oh My God et la musique se tourne vers une pop joyeuse, qui reste en filigrane tout au long de l'enregistrement avec entre autre Santigold et le titre Pretty Green.
L'album comporte aussi des instrumentaux: divers morceaux qui servent d'intros, outros et le titre God Put A Smile On Your Face. Ce titre fut composé par Coldplay, c'est la seule fois que je me permettrai de les féliciter d'avoir fait un morceau car sans eux nous n'aurions pas la chance d'écouter les daptones sur ce titre. Ce groupe de cuivre étant le groupe "maison" du label Daptone Records sur lequel on peut retrouver des chanteuses comme Sharon Jones. Donc un morceau médiocre peut donner quelque chose d'intéressant pour peu que les bonnes personnes soient aux commandes.
C'est à la fin des années 90 avec l'émission Paris Dernière que la femme de Thierry Ardisson s'occupant de l'habillage sonore de l'émission eut l'idée de mettre des covers dans la bande originale. Ces versions souvent décalées, amusantes mais parfois géniales furent compilées sur un premier cd en 2000 et connurent un succès retentissant. La mode de la reprise est tellement importante qu'aujourd'hui rares sont les jeunes artistes qui ne font pas une cover pour se faire connaître.
Version est donc dans l'air du temps et vous dynamisera par ses morceaux cuivrés qui dessinent les contours d'une pop joyeuse et chaleureuse.
Note: 12/20
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samedi 3 novembre 2012
Pappy fait de la résistance
C'est à 86 ans que le vénérable batteur Roy Haynes enregistre son 33ème album en tant que leader: Roy-Alty. Le jeu de mot est digne de figurer dans l'almanach Vermot mais ne je ne lui jetterai pas la pierre étant assez friand des mauvais calembours...
Le batteur s'est entouré pour cet album de son "Fountain of Youth band" composé de Jaleel Shaw au saxophone, Martin Bejerano au piano et David Wong à la basse. Sur certains morceaux, Chick Corea et Roy Hargrove viennent compléter ce line-up. A ces noms prestigieux viennent s'ajouter sur le dernier morceau Passion Dance de Mc Coy Tyner, Marcus Strickland au sax ténor, Robert Rodriguez au piano et Roberto Quintero avec Craig Haynes aux percussions.
Roy-Alty ne comporte qu'une composition du batteur: All The Bars Are Open, dans lequel le pianiste Chick Corea fait merveille, le morceau est tout en retenue et l'improvisation longue du pianiste est vraiment bien exécutée.
L'ensemble de l'album est composé de standards, Roy Haynes est une légende vivante et a joué avec les plus grands jazzmen, que ce soit Charlie Parker, Miles Davis, Mc Coy Tyner, Coltrane, Monk, Sarah Vaughan, Sonny Rollins, Chick Corea, ...
Sur Roy-Alty, Roy Haynes rend hommage à tous ces fantastiques musiciens en reprenant leurs standards. L'album s'ouvre sur Grand Street que Roy Haynes a enregistré avec Sonny Rollins en 1958, Roy Hargrove remplace Clark Terry sans coup férir. Le trompettiste est aussi présent sur These Foolish Things, Milestones, l'excellent Tin Tin Deo, Equipoise et enfin le magistral Passion Dance. Ce dernier morceau est vraiment la perle de cet album avec un arrangement de cuivre assez proche de l'original mais avec des soli de haute voltige et des percussions entrainant le morceau dans un rythme diabolique.
Roy-Alty est un album qui ne décevra pas les amateurs de jazz, la qualité des instrumentistes, des thèmes repris, en font un indispensable de l'année 2011.
Roy Haynes par cet album retrace les rencontres importantes de sa carrière et nous emmène dans un voyage musical à travers 60 ans de jazz.
L'exercice aurait pu être décevant si le jazzman n'avait pas fait participer à cette aventure son "fountain of youth" band, qui comme son nom l'indique apporte toute la modernité du jazz actuel à des thèmes déjà maintes fois repris.
Objectif atteint donc, même si sur des titres comme Milestones, le jeu est un peu convenu. Morceau vite oublié avec Tin Tin Deo ou Off Minor.
Si vous voulez entendre des standards du jazz repris par des musiciens hors pair, Roy-Alty est fait pour vous. En revanche si la composition originale, les ambiances sonores du label ECM, sont votre graal, dans ce cas là mieux vaut passer votre chemin.
Note: 14/20
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