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samedi 4 août 2012

Pooo po poo po po pooo pooo

Rock
Le monde entier découvre Jack White et sa femme en 2003 avec le titre imparable Seven Nation Army sur l'album Elephant. Cette chanson rock excellente révèlera au grand public les talents de compositeur de Mr White. Le riff de basse martelé par la batterie de Meg White avec la montée progressive de la tension donne à cette chanson une qualité unique. Jack White a compris l'intérêt de l'utilisation de l'alternance tension relâchement et l'emploie dans bon nombre de ses créations.
Le duo des White Stripes décide de s'arrêter en 2011, après un silence de 4 ans. Mais White n'est pas du genre à se la couler douce et multiplie les projets, que ce soit avec le guitariste chanteur Brendan Benson dans le groupe Les Raconteurs dont les albums Broken Boy Soldiers et Consolers Of The Lonely sont de vrai perles ou bien avec Alicia Keys pour la chanson de James Bond - Quantum Of Solace, ou bien encore avec la chanteuse de The Kills pour le groupe The Dead Weather.
2012 est une année charnière car un an après la fin du groupe qui lui a amené la gloire il sort son premier album solo Blunderbuss et tout le monde l'attend au tournant. Cet album sera t-il à la hauteur des attentes du public, de la presse et des professionnels du disque ? Et surtout la question qui brûle toutes les lèvres, Jack White va t-il devenir beau ?
L'album est très rock, la guitare est saturée à souhait, la plupart des morceaux sont des tubes en puissance. Avec Love Interruption et Blunderbuss, Jack White calme le jeu et nous gratifie d'un duo superbe avec Ruby Amanfu sur le premier titre. Weep Themselves To Sleep est dans la droite lignée des compositions de White Stripes avec cette ambiance quasi théâtrale créée par le piano, la voix de White déclamant son texte et la guitare jamais trop loin en appui. Sur I'm Shakin', bougez votre popotin sur ce boggie  des années 60 revisité à la sauce White. On And On And On nous amène dans de nouvelles contrées encore non explorées par le compositeur, les violons sont de la fêtes. Pour finir écoutez le titre Sixteen Saltines à fond sur votre chaîne hifi ou dans votre voiture et une certaine libération cathartique va s'opérer, lâchez vous, c'est bon c'est rock 'n roll...
Jack White n'as pas fini de vendre des disques si ses futures compositions sont du même niveau que celles de Blunderbuss. Le revers de la médaille à ce succès mérité est sans doute de voir reprendre sa chanson star Seven Nation Army reprise par les supporters dans les stade comme un vulgaire hymne guerrier. Plus jamais la chanson qui lui à donnée la gloire ne sera jouée de la même manière sur scène, pied de nez faustien au commerce du disque.
Note: 16/20
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samedi 28 juillet 2012

Apollo Creed peut aller se rhabiller

Jazz
Je n'ai pas débauché trop tard, je vais pouvoir aller faire mon jogging. Alors qu'est ce que je vais écouter pour courir, du jazz, du rock, du funk, de la soul, ... Allez va pour le jazz, Menahan Street Band : Make The Road By Walking, pour moi ce sera plutôt Make The Road By Running ... Je chausse mes baskets et mes écouteurs, lecture aléatoire, c'est parti. Premier pâté de maison passé et la musique que j'écoute me rappelle vaguement quelque chose, ça se précise avec le riff de cuivre qui viens klaxonner le thème: Going The Distance, musique extraite de la bande originale du film Rocky. J'accélère, je m'imagine Rocky courant le long des quais de Philadelphie, tenir le rythme, allez au bout, ne rien lâcher, j'arrive au parc Thuillat. J'en peux plus, les titres s'enchaînent, et The Contender me semble lui aussi échappé du film ou Balboa supplie Adrienne, j'aurai envie de gueuler comme lui car le rythme soutenu me fais souffrir... Des litres de sueur plus tard, j'arrive au titre éponyme, là aussi un air de déjà vu, je chercherai de retour à la maison. Cette dernière se profile enfin, bercé par les arrangements ciselés de Thomas Brenneck, fondateur du Menahan Street Band. Je souffle, la cadence imposée par Sylvestre m'a littéralement anéantie ! Une douche et le repas passés, je cherche sur internet pourquoi Make The Road By Walking me dit quelque chose et la solution est simple, le thème sert de toile de fond au rap de Jay-z sur le titre Roc Boys. L'ensemble de l'album s'écoute sans réelle difficulté pour un novice du jazz, les arrangements sont très bien faits et les thèmes sont recherchés pour mettre en avant la musicalité. Mais on s'éloigne du jazz car l'improvisation ne fait pas ou peu partie de l'enregistrement ce qui est fort dommage car les musiciens ont certainement de grands talents d'improvisateurs. Cette absence de soli avec des arrangements léchés, me fait penser à une musique pour orchestre, interprétée par des lecteurs de musique, plus que des interprètes.
En conclusion, les thèmes sont bien composés et exposés par les musiciens mais on ne retrouve pas l'humanité et la virtuosité du jazz.
File under Orchestral ...
Note: 11/20 ( pour le thème de Rocky et la dépense de calorie)
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samedi 21 juillet 2012

Un petit pour la route

Rock
Avant que des jurys d’émission de télé crochets ne trouvent extraordinaire la reprise de I Will Survive par tel ou tel candidat, en étant fasciné par "l'appropriation" de la chanson et la manière dont ils avaient su chanter ce titre disco funk de Gloria Gaynor, il y a eu Cake.
En effet le deuxième single extrait de l'album Fashion Nugget, I Will Survive, allait faire le tour du monde et propulser le groupe du chanteur John McCrea au devant de la scène rock internationale. Nous sommes en 1996 et Cake a déjà acquis ses lettres de noblesse avec le premier single de Fashion Nugget, The Distance et son riff de guitare imparable et reconnaissable par un moine tibétain. La reprise de la chanson déjà couronnée de succès de Gloria Gaynor est simplement magique, toute l'essence du groupe se trouve dans cette chanson qui pourtant n'est pas d'eux. Le chant nonchalant, toujours en arrière du temps, la guitare acoustique rythmique, la trompette avec cette sonorité si cuivrée tantôt jazzy, tantôt solennelle, la basse et sa régularité prodigieuse et la guitare électrique qui nous pond des riffs en contrechant là aussi souvent en arrière du temps. Ce titre est réellement mieux que l'original, et l'alchimie qui à opéré sur ce titre ne s'est pas reproduite pour l'autre cover de l'album: Perhaps, Perhaps, Perhaps. Fashion Nugget s'ouvre sur le troisième tube de l'album, Franck Sinatra qui correspond totalement à la marque de fabrique du groupe. On remarquera l'influence des Beatles sur des titres comme It's Coming Down ou sur l'excellent Italian Leather Sofa. On évitera consciencieusement l'écoute de la guimauve de l'album : She'll Come Back To Me pour ne pas perturber des oreilles qui n'auraient entendu que de la bonne musique. L'album se termine par un chant irlandais avec la trompette qui joue le thème. Bel hommage pour l'instrument qui apporte à Fashion Nugget ce son si particulier, ce rock si différent du mainstream toute guitare dehors.
Vous l'aurez compris cet album est un incontournable et pour la petite histoire, deux des musiciens du groupe partirent après la parution de cet album. Laissant le leader John McCrea face à un choix difficile, arrêter ou continuer le groupe.Il décida de continuer et aujourd'hui le groupe à enregistré 5 autres albums. On comprend mieux son implication dans I Will Survive, ... 
Note: 15/20
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samedi 14 juillet 2012

Tu peux pas avancer !

Soul
La voiture, l'après-midi pour aller voir un fournisseur, machinalement je mets la radio sur Nova. Après le teaser du Grand Mix qui vous plonge dans une perpétuelle déception car vous entendez 30 secondes d'un titre que vous aurez bien écouté en entier, le feu passe au rouge et je suis énervé car si la voiture qui me précède avait roulé normalement c'est à dire légèrement au dessus de la limitation de vitesse, on aurait pu passer. Mais mon esprit échafaudant de fabuleux stratagèmes pour passer toujours au vert dans n'importe quel endroit de la ville est perturbé par un flot de musique bien soul avec un lit de guitare électrique bien sixties. Mr Day viens de frapper à ma porte avec Food For Soul, premier single de l'album Dry Up In The Sun.
Mr Day est le nom du groupe mais aussi le nom de scène du chanteur lead Eric Duperray. Ces français d'origine lyonnaise, composent des chansons dans l'esprit soul de la fin des années 60. Le genre est bien défendu par les compositions du groupe avec le premier single: Food For Soul, Caveman, Head Down In The Water, Party Party. Le problème restera l'unité de l'album, on a l'impression qu'il y a trois ou quatre chanteurs sur l'album. Cela peut frôler le ridicule avec la voix sur le titre Right On ou Dry Up In The Sun copiant outrageusement et sans réel talent Prince ou Curtis Mayfield. D'ailleurs pour ce dernier, la reprise de son titre Queen Of The Minstrels ne me paraît pas être au niveau et n'apporte aucune innovation. Donc le chanteur qui est l'âme du groupe ne crée pas l'unité de l'album et les chansons de Dry Up In The Sun pourrait être une compilation de morceau soul de groupes différents. Si vous recherchait une exploration de la soul des années 60, mieux vaut écouter les maîtres de l'époque. Mr Day ne renouvelle pas le genre mais reste dans l'ambiance des albums Soul, on pourrait penser que c'est un professeur de musique qui transmet à ses élèves les plans qu'il à pu étudier chez les ténors du style.
A écouter pour se calmer à un feu rouge ...
Note: 09/20
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samedi 7 juillet 2012

En route pour la gloire

Rock
10 ans après la parution de leur premier album, The Big Come Up, the Black Keys nous gratifient d'un nouvel enregistrement El Camino. The Black Keys composé du batteur Patrick Carney et du chanteur guitariste Dan Auerbach sont très prolifiques, ils ont déjà enregistré 6 albums et le dernier en date Brother a dépassé le million d'exemplaires vendus, porté par le single Tighten Up. Produit là aussi par Danger Mouse et The Black Keys sous le label Nonesuch Records, l'innovation de El Camino est que Danger Mouse joue du clavier sur l'album. La recette de Brother a été suivie pour El Camino avec un tube incontournable Lonely Boy et son riff de guitare entêtant ainsi qu'en filigrane tout au long de l'album, un hommage marqué aux rock des années 70. Little Black Submarines fait référence explicitement à Stairway To Heaven de Led Zeppelin, que ce soit dans la construction du morceau ou dans les mélodies utilisées. De même sur Gold On The Ceiling, la rythmique à la guitare est un bon vieux riff de rock connu de tous les routards de la 6 cordes, là aussi les influences de Led Zeppelin ou des Who sont indéniables. El Camino est vraiment rock, des titres comme Money Maker, Run Right Back, Dead And Gone et Mind Eraser sont de très bonne facture et ne déméritent pas au regard de la production musicale actuelle. Malheureusement Sister, Hell Of A Season  et Nova Baby, empruntent aux années 80 et ne correspondent plus aux influences rock du départ. La production musicale retrouve la modernité navrante d'un rock aseptisé, certainement plus prompt à passer en radio. Espérons que la voie prise sur ces quelques chansons dans lesquelles on retrouve la patte de Danger Mouse ne soit pas le futur des Black Keys. De producteur à clavier, il ne faudrait pas que Danger Mouse soit l'instigateur de la majorité des morceaux sinon le groupe risque de perdre un public attentif à l’âme des Black Keys.
Donc dans l'ensemble hormis quelques titres, l'album est plutôt réussi et saura vous faire passer de bon moments même après plusieurs écoutes. Ce n'est pas un incontournable mais bien un "must have" de l'année 2012.
Pour la petite histoire, El Camino signifie le chemin en espagnol et pour illustrer la pochette, rien de mieux qu'un bon vieux Chrysler Voyager. C'est au volant de ce type de véhicule que les Black Keys ont pris le chemin de la gloire en écumant les dates de tournées sur les routes de leur Amérique natale. Bien entendu l'histoire ne dit pas dans quel véhicule ils se déplacent aujourd'hui pour jouer à travers le monde.
Note: 13/20
Ecoutez ici à partir de la vidéo 16

samedi 30 juin 2012

La soul Colombienne débarque

Pop
Quantic et Alice Russell fêtent leurs retrouvailles avec l'album Look Around The Corner, les deux anglais se connaissent depuis plus de 10 ans. Miss Russell était la chanteuse du Quantic Soul Orchestra, et lorsqu'elle s'émancipe avec l'album Under The Munka Moon en 2004 c'est pour réunir dans un album la plupart des singles fait avec Quantic alias Will Holland. Après avoir réalisé deux albums avec son producteur Tm Juke, My Favorite Letters et Pot Of Gold, elle rejoint Quantic en Colombie pour enregistrer Look Around The Corner.
L'album est placé sous le signe de l’Amérique du sud, des rythmes chaloupés, et du soul jazz des années 60 mâtiné de boogaloo. Il est à noter la présence de morceaux instrumentaux comme Una Tarde En Mariquita avec au violon Mike Simmons, le compère de l'album Pot Of Gold, mais aussi Road To Islay. On remarquera la plume de l'arrangeur Quantic sur Magdalena avec des cuivres rappelant les grandes heures du Quantic Soul Orchestra sur Stampede.
Mais l'essence de l'album c'est cette soul sixties revisité à la sauce mariachi, et Alice Russell sur cet album ne joue pas de sa puissance vocale, la technique reste en filigrane. Le zénith de l'album est atteint avec I'll Keep My Light In My Window, qui à lui seul vaut l'achat de l'album.
Look Around The Corner est une réussite, certes l'album ne rencontrera pas un succès commercial important, mais il faut le garder comme un trésor que l'on ressortira dans quelques années où la plupart des érudits musicologues s'accorderont à dire que la soul de l'année 2012 était représentée par Miss Russell.
Note: 13/20
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samedi 23 juin 2012

Encore un Gonzalez qui nous en fait voir de toutes les couleurs

Jazz Latin
Alors que la récompense pour le meilleur album latin jazz disparaît des Grammy Awards sous les tollés de la plupart des musiciens primés les années précédentes tels que Paquito di Rivera ou bien encore Chucho Valdès, Jerry Gonzalez ose affirmer avec l'album Jerry Gonzalez Y El Comando De La Clave, que le jazz latin a encore de belles heures devant lui.
Jerry Gonzalez est new-yorkais d'origine espagnole, il joue de la trompette mais aussi des congas et sa virtuosité lui à permis de jouer avec les plus grand du jazz, Dizzy Gillespie, Freddie Hubbard, Jaco Pastorius, McCoy Tyner, ...
Depuis 2000 il vit en Espagne et c'est à Madrid qu'il a enregistré cet album en s'entourant de musiciens talentueux, que ce soit à la basse avec Alain Perez ou au piano avec Javier Masso dit "Caramelo".
Jerry Gonzalez y El Comando de la Clave commence fort avec le standard Some Day My Prince Will Come ré-intitulé pour l'album Some Day My Prints Will Come ( Back From The Fbi), trait d'humour faisant certainement allusion à la pression policière sur les émigrés cubains ou mexicains. Le thème est d'abord exposé au piano de manière classique puis Gonzalez entre et lance un riff repris par le piano pour ensuite exposer à son tour le thème puis improviser.
Avec Résolution, le trompettiste s'attaque à Coltrane par la face nord, bien entendu l'original est exceptionnel et il est difficile de surpasser le maître. L'essai est intéressant, sans dépasser l'auteur, on passe un agréable moment et la tension du morceau original est ici remplacé par un déchainement de percussions avec un solo de basse très bien exécuté.
Sur Equipoise, c'est Max Roach que le trompettiste a décidé de reprendre, mais même si le thème est identique, le fait que Gonzalez soit seul à jouer la mélodie change complètement l'identité du morceau.
Une pause avec la ballade Tenderly de Art Tatum, on reste proche du jazz traditionnel et la contribution de Gonzalez ne restera pas dans les mémoires tant on est dans une improvisation classique.
Le retour des percussions latines se remarque sur le morceau suivant: Obsession, avec des soli de piano et de basse très rythmés.
Mon coup de cœur est le morceau Love For Sale, d'abord car il figure sur l'album Something Else de Cannonball Aderley qui doit être un de mes albums de jazz préféré. Ensuite car le trompettiste le transforme complètement, on reconnait le thème mais l'introduction est vraiment détonante et  l'exposition latine à souhait.
En terminant ici aussi avec les chœurs scandant une mélopée entêtante, le commando de la clave nous fait vibrer.
La reprise de In A Sentimental Mood, n'est pas très intéressante: passée les premières minutes de découverte du duo chant trompette, la longueur du morceau et la monotonie des phrasés lassent rapidement.
Jerry Gonzalez y El Comando de la Clave, se termine par Avisale A Mi Contrario, typiquement hispanisant, on imagine assez aisément des gypsys dansant autour du feu et nous entraînant avec eux.
L'album de Jerry Gonzalez présente de bon titres et la virtuosité des musiciens est au service de la musicalité.Cependant l'ensemble des titres sont structurés à l'identique et peuvent lasser en écoute répétée. En conclusion, c'est très agréable d'entendre des standards du jazz complètement redéfinis à la sauce latine. Si vous voulez un peu de soleil sur la route des vacances, Jerry sera votre compagnon de voyage. 
Note: 13/20
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samedi 16 juin 2012

Du rock pimenté...

ROCK
Nous sommes en septembre 1991, les Red Hot Chili Peppers s'apprêtent à sortir leur cinquième album studio. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de créer un monument du rock vendu à plus de 30 millions d'exemplaires. Comment ces 4 californiens ont réussi à faire un aussi gros carton. Certes leur album précédent Mother Milk leur avait ouvert la porte de la scène mondiale, mais l'album aux couleurs plus hard rock n'atteignait pas un public large et leur musique restait underground. La révolution sur l'album Blood Sugar Sex Magic est vraiment  l'usage de riffs de guitare funky associé à un chant le plus souvent rappé. On est vraiment sur un concept de crossover, croisement entre différents courants musicaux forts, qui, bien produit à rencontré le succés maintes et maintes fois. On peut citer comme exemple le titre de Herbie Hancock Rock It, musique électronique et jazz, le titre des Beatles Eleanor Rigby mélangeant quatuor à corde et chanson pop, ...
Pour enregistrer l'album, le producteur Rick Rubin loua une villa sur les hauteurs de Hollywood dans laquelle le groupe va séjourner 2 mois. Rick Rubin considéré aujourd'hui comme un gourou du business musical viens d'être appelé à l'aide par la maison de disque Columbia pour redresser la barre.
Pour composer les titres le groupe utilise la méthode de l'improvisation, ils jamment jusqu’à l'obtention d'un début de chanson, d'un couplet ou d'un refrain. Cette méthode peut sembler archaïque en regard de l'intrusion des ordinateurs, simulations d'instruments, usage de samples dans la composition musicale actuelle. Pourtant nombre de tube ont été conçu grâce à cette méthode.
Pour ce 5ème album Anthony Kiedis au chant et Flea à la basse sont entourés de John Frusciante à la guitare et Chad Smith à la batterie. L'apport de Frusciante à la guitare conjugué aux talents de bassiste de Flea, le chant de Kiedis et la puissance du jeu de Chad Smith sont sans conteste à l'origine du succès de l'album. Il existe une réel alchimie entre les musiciens qui s'entend dès les premiers titres de l'album. Frusciante qui après cet album quittera le groupe, reviendra pour l'album Californication, deuxième gros succés des RHCP. Ses divers projets personnels n'ont pas de réel intérêt mais peuvent peut-être attirer les apprentis guitaristes pour repiquer quelques plans. En gros il s'agit d'albums pour "gratteux".
Mais revenons à Blood Sugar Sex Magik, les tubes s'enchaînent, que ce soit Give It Away avec la caisse claire de Chad Smith si reconnaissable, la ballade Under The Bridge avec sa deuxième partie ou les chœurs appuie la complainte de Kiedis, The Power Of Equality qui en ouvrant l'album plante le décor: rap de Kiedis sur riff funky de Frusciante avec en appui groovy Flea. Mais Blood Sugar Sex Magik regorgent aussi de pépites funky: Funky Monks, Mellowship Slinky In B Major, la basse sur The Righteous & The Wicked, Sir Psycho Sexy, ... Le P-funk a laissé des traces ...
L'album est vraiment exceptionnel, les Red Hot mettrons quelques années pour réitérer l'exploit de faire un aussi bon travail, et c'est avec le retour de Frusciante et Californication qu'ils séduiront à nouveau le monde musical.
Note: 17/20
Site du groupe 

samedi 9 juin 2012

Rock on the Highway

Rock
Une belle révélation pour commencer, Can Be Late, du groupe français Skip The Use. C'est le deuxième album du groupe et la première impression à l'écoute de cet album est le professionnalisme du groupe, que ce soit sur les compositions, les arrangements, la qualité des musiciens. On ne peut pas s'empêcher de penser à d'autres groupes rock de l'hexagone et en particulier FFF, le line up du groupe étant sensiblement le même, l'énergie aussi présente, et le charisme du chanteur aussi important. Mais là ou FFF restait dans un domaine pop, une majorité des titres de Can Be Late sont rock. Des titres comme P.i.l., Darkness Paradise, Bastard Song, People In The Shadow, ont toute l'énergie rock d'un groupe voulant mesurer ses riffs métal à la plus fine lame du rock lourd de groupe des années 70. Le dernier morceau cité est moins rock que les précédents et se rapproche d'une conception plus moderne voire pop du rock. C'est là que le bât blesse, que ce soit le morceau Ghost, Antislavery, le rock cède la place à une pop synthétique pas toujours du meilleur gout. Le paroxysme est atteint sur Do It Again ou Justice pourrait certainement attaquer le groupe pour plagiat !!! 
On pourra mettre ces erreurs sur le compte de la jeunesse, le groupe devra certainement trouver une ligne directrice pour ses nouveaux albums afin de trouver l'homogénéité qui leur manque.
Bon album, très bonne énergie, des erreurs de castings sur quelques chansons et au niveau du choix des sons de synthétiseurs. Les quelques vidéos live du groupe nous montre un groupe sans concession sur scène, les concerts du groupe ont l'air vraiment intéressant, affaire à suivre ...
Note: 14/20
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